Sommaire
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| Planche dépliantes des figures 1 de la traduction de Mme du Chatelet. Les figures se trouvent au contraire dans le texte dans l'édition latine originale |
- Théorie mathématique du mouvement sous des forces centripètes
- Réfutation de l'idée cartésienne des vortex fluides par l'étude du mouvement dans des milieux résistants
- Dérivation de la loi de la gravité universelle et ses implications
N1: un corps en mouvement se déplace en ligne droite si aucune force n'agit sur lui



Loi des aires ( proposition I théorème I)


Mouvement circulaire (proposition III)
Les corps qui parcourent uniformément différents cercles sont animés par des forces centripètes qui tendent au centre de ces cercles et qui sont entre elles comme le carré des arcs décrits en temps égal, divisés par les rayons de ces cercles.- F ~ v²/r
- F ~ r/T²
- Si v ~ r => F ~ r
- Si v ~ r1/2 => F = Cte
- Si T ~ r , => F ~ 1/r, v = Cte
- Si T² ~ r³ => F ~ 1/r², v ~ 1/r½
- Si T ~ rⁿ => F ~ 1/r²ⁿ⁻ˡ, v ~ 1/rⁿ⁻ˡ

Le déplacement QR par rapport à la tangente est proportionnel au produit de la force centripète par le carré du temps et donc la force est comme QR/t². Le temps est proportionnel à PQ divisé par la vitesse v et à la limite quand Q tend vers P alors PQ et PR sont confondus et donc t² est égal à PR²/v². La puissance du point R par rapport au cercle montre que dans cette limite PR² est égal au produit de QR et deux fois le rayon r et donc la force pour un mouvement sur un cercle varie comme v²/r.
F ~ QR/t² t²=PR²/v² PR²= 2QR r, t²=2QR r/v², => F ~ v²/r
Si le mouvement est uniforme de période T: F ~ r/T² (v=2πr/T)
NB: Le mouvement a une période T. La vitesse est donc v=2πr/T. Si on regarde le changement total des vitesses quand le cercle est parcouru cela forme aussi un cercle 2πv, donc le changement moyen des vitesses est 2πv/T=4π²r/T². Le changement de vitesse est proportionnel à la force en 1/r² donc r/T² ~ 1/r² ou r³ ~ T².
Si on rapproche F ~ r/T² avec la loi de Newton N4 F ~ 1/r² :
r/T² ~ 1/r² => r³ ~ T² (ce qui rappelle la troisième loi de Kepler: T² ~ a³, a demi grand axe de l'ellipse. Le cercle est parcouru avec la même période que toutes les ellipses dont a = r quelle que soit leurs excentricités (cercle apsidal) )
Généralisation à un mouvement quelconque (proposition VI)
On va considérer un mouvement pas nécessairement uniforme par une force centripète le long d'une trajectoire arbitraire dans laquelle des aires égales sont balayées en des temps égaux par rapport à S. La force centrale en S est proportionnelle au déplacement de la tangente QR, sur un court incrément de temps t, divisé par le carré de ce temps; mais le temps est proportionnel non pas à l'arc PQ, mais à l'aire balayée, qui dans la limite à l'approche de Q de P, est l'aire triangulaire SP x QT / 2. Par conséquent, pour maintenir un corps en mouvement le long d'une trajectoire non circulaire donnée, la force centripète doit varier le long de la trajectoire comme 1 / SP² fois la limite de QR / QT² lorsque Q s'approche de P.
| QR QR |
| F ~ ── ~ ────── |
| t² SP² x QT² |
| QR |
| F ~ ────── |
| SP² x QT² |
Force centrale pour une trajectoire circulaire (proposition VII problème II)

Trouver la loi de la force centripète qui tend à un point donné et qui fait décrire à un corps la circonférence d'un cercle
donc QR x RL/QT²=AV²/PV² (RP/QT=AV/PV à cause des triangles semblables et la puissance du point R (1) donne RP²= QR x RL).
SP² x PV³ | SP² x QT² | |
────── | = | ────── |
AV² | QR |
- Newton utilise la proposition 36 du livre 3 d'Euclide
Transmutation des forces ( proposition VII corollaires II et III)
La force par laquelle un corps P circule dans un orbe quelconque autour d'un centre de force S est à la force par laquelle ce même point peut circuler dans le même temps périodique et dans la même orbe autour d'un centre quelconque S' comme :
Retour sur la trajectoire circulaire
Supposons d'abord que la trajectoire forme un cercle de rayon r le long duquel le corps se meut uniformément et considérons les points successifs P et Q de la trajectoire APQ. PRZ la tangente en P, QR la déviation due à la force.| 1 |
| F ~ ─── |
| r³ |
Trajectoires elliptiques ( proposition X problème V et proposition XI problème VI)

Un corps faisant sa révolution dans une ellipse; on demande la loi de la force centripète, lorsqu'elle tend vers le centre de l'ellipse. ( proposition X, problème V)
| QR x Gv PC² x PC² |
| ── |
| QT² BC² x CA² |
| QR PC |
| ── |
| QT² x PC² 2BC² x CA² |
Mouvement elliptique ( Force tendant à un foyer)

Un corps faisant sa révolution dans une ellipse; on demande la loi de la force centripète, lorsqu'elle tend vers un des foyers. ( proposition XI, problème VI)
On voit d'abord que EP est égal au demi grand axe AC; car menant par l'autre foyer H la droite HI parallèle à DK, il est clair que EI sera égale à SE à cause de l'égalité qui est entre CH et CS et par conséquent PE sera égale à la moitié de la somme de PI et de PS ou ce qui revient au même à AC moitié de de la somme de PS et de PH, puisqu'il suit de ce que HI est parallèle à RP et de ce que les angles HPZ et IPR sont égaux, que HP =PI .
Abaissant ensuite QT perpendiculaire à SP et nommant L le paramètre du grand axe, c'est à dire 2BC²/AC on verra que L x QR : L x PV :: QR : Pv, c'est à dire :: PE (ou AC/2) : PC mais L x Pv : Gv x vP :: L : Gv et Gv x vP : Qv² :: PC² : CD² ; de plus Qv²: Qx² en raison d'égalité ( cor 1 lemme 7) lorsque les points P et Q coïncident , et Qx² ou Qv²: QT ²:: EP² : PF², c'est à dire :: CA² : PF² ou ( lemme 12) :: CD²: CB²; donc en composant toutes ces raisons on aura L x QR : QT² :: AC x L PC² x CD² ou :: 2 CB² x PC² x CD² : PC x Gv x CD² ou 2CB² x PC² : PC x Gv x CD² x CB² ou :: PC : Gv. Or puisque :2PC & Gv sont égales lorsque les points P et Q coïncident, les quantités L X QR et QT² qui leur dont proportionnelles seront donc égales aussi. Multipliant présentement ces quantités égales par SR/QR on aura L x SP² = (SP² x QT²) /QR. donc par les corollaires 1 et 5 de la proposition 6 la force centripète sera réciproquement comme L x SP² c'est à dire en raison inverse de SP². CQFT
DK est // à la tangente à l'ellipse en P
On démontre d'abord: EP = AC
On prend L =2BC²/AC
La longueur du latus rectum d’une ellipse est égale à 2 fois le carré de la longueur de l’axe conjugué
divisé par la longueur de l’axe principal (p = 2L= BC²/AC)
L x QR | L x QR | L x Pv | Gv x vP | Qv² | ||||
─── | = | ──── | x | ── | x | ──── | x | ── |
QT² | L x Pv | Gv x vP | Qv² | QT² |
L x QR | AC | L | PC² | CD² | ||||
─── | = | ── | x | ── | x | ── | x | ── |
QT² | PC | Gv | CD² | CB² |
L x QR | 2PC | |
─── | = | ── |
QT² | Gv |
L x QR | ||
─── | = | |
QT² |
| SP² x QT² |
| L x SP² = ── |
| QR |
Problème
Si le centre de la force est au foyer de l'ellipse, elle est en 1/r²
Résolution "moderne" de l'équation de mouvement
Energie
L'énergie potentielle effective ne dépend que de r (et C = r²θ' d'après la loi des aires)
On peut regarder graphiquement l'intersection des courbes Eeff(r) avec une droite E = Cte
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Sites et références
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| Newton par William Blake |
Il y a surement de grosses bêtises dans ce texte. Désolé !
- Principia 1687 (1ere édition) sur Gallica
- Principia 1687 (1ere édition) Université de Strasbourg
- Principia par Mme Du Chatelet sur Gallica 1759 (à partir de la 3e édition de 1726). La version papier chez Dunod a pas mal de coquilles.
- Newton implies Kepler B Beckman
- Eléments de géométrie d'Euclide. Remacle.org
- Stanford Encyclopedia of Philosophy
- Le style mathématique des Principia. de Gandt
- Newton theorem of resolving orbits. Wikipedia
- Mathématiques et mathématiciens. Dedron Itard
- Magnificent Principia. C Pask
- Cours de mécanique. Chaabane
- Forces centrales. politech
- Interaction newtonienne
- Le mouvement des planètes autour du soleil. Pascalini.
ANNEXE: Lemmes I à XI (et la force est en QR/t²)
- La flèche QR d'une trajectoire est pour un temps donné proportionnelle à la force
- Elle est pour une force donnée proportionnelle au carré du temps
- La force est donc en QR/t²

Soient donnes de position la droite AE et la courbe ABC, qui se coupent sous un angle donné A, et soit menées de cette droite sous un autre angle donné, les ordonnées BCD, CE qui rencontrent la courbe en B et en C, si on suppose ensuite que les points B et C s'approchent l'un de l'autre continument du point A , les aires des triangles ABD, ACE, seront à la fin entre alles en raison doublée des cotés.

Dans toutes les courbes qui ont une courbure finie la sous tendante-évanouissante d'un angle de contact est à la fin en raison doublée de la sous-tendante de l'arc qu'elle termine.













